Le mot de Jean-Pierre Doly

 

Comme l’énonce Vaclav Havel : « l’ennemi le plus dangereux du bien n’est plus pour nous la menace sombre du totalitarisme ou des mafias intrigantes, mais nos propres défauts. En tant que Président, j’inscris donc dans mon programme politique la responsabilité morale, l’humanisme et l’humilité. Je suis persuadé qu’il existe quelque chose qui nous est supérieur, qui fait que nos actes ne se prêtent pas dans un trou noir du temps, mais s’inscrivent et sont jugés quelque part au dessus de nous et que nous n’avons pas le droit ni la raison de croire que nous comprenons tout et que, par conséquent, nous pouvons tout nous permettre. »

L’homme ne peut accéder à la conscience de lui-même, et donc de sa volonté, que dans un environnement où il y a de la place pour autre chose que de purs rapports de force, et où est à l’œuvre une structure de représentations permettant de se concevoir soi-même et de se donner une identité. Le plus grand bienfait que l’on puisse apporter à un autre n’est-il pas de l’aider à devenir lui-même, indépendant, autonome – au sens de autonomos, ce par quoi on se donne sa règle et on se limite soi-même ?

Il faut pour cela mettre en œuvre une démocratie qui s’autolimite au risque d’être exposée à s’autodétruire. En effet, si les quelques rares principes fondamentaux ne sont plus respectés, la démocratie risque de disparaître. Car aucun corps social ne peut exister, et encore moins survivre, sans un minimum de lois, qui prescrivent les devoirs de ses membres, et sans des sanctions qui punissent ceux qui les trahissent.

Jean-Pierre Doly – Mars 2016

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